2Q CONQUETE
beaucoup au-dessus de celui de la naissance. Lesse: vices et non les aïeux furent comptés, ce qui nes’était guère vu encore. Par-là l’ofíicier de la plusmédiocre naissance fut encouragé , fans que ceux.de la plus haute eussent à se plaindre. L’infanterie,sur qui tombait tout le poids de la guerre depuisl’inutilité reconnue des lances, partagea les récom-penses dont la cavalerie était en possession. Desmaximes nouvelles dans le gouvernement inspi-raient un nouveau courage.
Le roi, entre un chef et un ministre égalementhabiles, tous deux jaloux F un de l’autre, et cepen-dantme F en servant que mieux, suivi des meilleurestroupes de l’Europe , enfin ligué de nouveau avecle Portugal, attaquait avec tous ces avantages uneprovince ma! défendue d’un royaume ruiné et dé-chiré, II iFavait à faire qu'a fa beJíe-mère, femmefaible, gouvernée par un jésuite dont l’adminis-tration méprisée et malheureuse laissait la monar-chie espagnole sans défense. Le roi de Franceavait tout ce qui manquait à FEspagne.
L’art d’attaquer les places n’était pas encore per-fectionné comme aujourd’hui, parce que celui deles bien fortifier et de les bien défendre était plusignoré. Les frontières de la Flandre espagnoleétaient presque sans fortifications et fans garnisons.
f Louis n’eut qu’à se présenter devant elles. 11entra dans Charleroi comme dans Paris ; Ath ,Tournai furent prises en deux jours ; Fumes,Armenticres, Courtrai ne tinrent pas davantage.II descendit dans la tranchée devant Douai, qui
f 6 juiiîst icf.r-