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DE L. A E L A N D R E.
£■; rendit le lendemain. Lille , f la plus floris-sante ville de ces pays, la feule bien fortifiée,et qui avait une garnison de six mille hommes,capitula après neuf jours de siège. Les Espa-gnols n'avaient que huit mille hommes à opposer àsatinée victorieuse, encore l’arrière-garde de cettepetite armée fut-elîe taillée en pièces f f par lemarquis depuis maréchal de Críqui, Le reste secacha sous Bruxelles et fous Mens, laissant leroi vaincre fans combattre.
Cette campagne faite au milieu de la plusgrande abondance, parmi des succès si faciles,parut le voyage d’une cour. La bonne chère,le luxe et les plaisirs surproduisirent alors dansîes armées, dans le temps même que la disci-pline s’affermifiaìt. Les officiers fêlaient le devoirmilitaire beaucoup plus exactement, mais avecdes commodités plus recherchées. Le maréchalde Turenue n’avait .eu !ong-temps que des assiet-tes de fer en campagne. Le marquis d 'Hunrìèresfut le premier au siège d’Arras en idsR, quise fit servir en vaisselle d’argent à la tranchée, etqui fit manger des ragoûts et des entremets. Maisdans cette campagne de 1667 , où un jeune roiaimant la magnificence, étalait celle de fa courdans les fap'gues de la guerre, tout le mondese piqua de somptuosité et de goût dans la bonnechère, dans les habits, dans les équipages. Celuxe, la marque certaine de la richesse d’un grandEtat, et souvent la cause de la décadence d'unpetit, était cependant encore très-peu de choset 27 août. fí 31 août.