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les Français ne savaient pas ranger une arméenavale en bataille. Leur expérience consistait àfaire battre un vaisseau contre un vaisseau non àen faire mouvoir plusieurs de concert, et à imiterfur la mer les évolutions des armées de terre, dontles corps séparés se soutiennent et se secourentmutuellement. Ils firent à peu près comme lesRomains, qui en une année apprirent des Car-thaginois l’art de combattre fur mer, et égalèrentleurs maîtres.
Le vice- amiral d’ Etrées et son lieutenant Martelfirent honneur à Pindustrie militaire de la nationfrançaise, dans trois batailles navales f consécu-tives au mois de juin entre la flotte hollandaise etcelle de France et d’Angleterre. L’amiral Ruyterfut plus admiré que jamais dans ces trois actions.T)’Etrées écrivit à Colbert : “ Je voudrais avoirM payé de ma vie la gloire que Ruyter vient d’ac-,, quérir.” D 'Etrées méritait que Ruyter eût ainsiparlé de lui.La valeur et laconduitefurentsiégalesde tous côtés que la victoire resta toujours indécise.
Louis , ayant sait des hommes de merde sesFrançais par les foins de Colbert , perfectionnaencore l’art de la guerre fur terre par Pindustriede Vauban. II vint en personne assiéger Mastrichtdans le même temps que ces trois batailles navalesse donnaient. Mastricht était pour lui une c’ef desPays-Bas ctdes Provinces-U nies; c'était une placeforte défendue par un gouverneur intrépide nom-mé Fariaux , né fiançais, qui avait passé au
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