n’avait bien vouiu souffrir qu’on le fit catholique,sur la fin de sa vie, que par complaisance pour sesmaîtresses et pour son frère : il n’avait en effetd’autre religion qu’un pur déisme. Son extrêmeindifférence sur toutes les disputes qui partagentles hommes n’avait pas peu contribué à le fairerégner paisiblement en Angleterre. Jacques , aucontraire, attaché depuis fa jeunesse à la commu-nion romaine par persuasion , joignait à sa créan-ce l’esprit de parti et de zèle. S’il eût été ma-hométan , ou de la religion de Çonfucius , lesAnglais n’eussent jamais troublé son fègne ; maisil avaitformé le desseinde rétablir dans son royau-me (s) le catholicisme, regardé avec horreur
(?) On trouve dans la compilation des mémoires de Main •tenon , au tom. III, ehíip. IV. intitulé du roi et delareined’Angleterre » un tiíì'u étrange de faussetés. II y est dit que lesjurisconsultes propoíèren* cette question: Un peuple a-t-ille droit de se révolter contre l* autorité qui veut le forcer acroire ? Ce fut ptécisémem le contraire. On s’oppofa eaAngleterre L la tolérance du roi pour la communion romai-ne. On acitacetiè question : Si L rai pouvait dispenser duferment 4 u test ceux qudil admettait aux enplois ?
Le même auteur dit que le pape Innocent XI donna auprince d'Orange deux cents mille ducats pour aller détruirela religion catholique en Angleterre.
Le même auteur , avec la même témérité, prétend qu'/»nocent JV/fit dire des milliers de messes pour l’henreux succèsdu prince d’Orange. li est reconnu que ce pape favorisa laligue d’Augsbourg; mais il ne fit jamais de démarches íìridicules et fi contraires aux bienséances de fa dignité. I.’en*voyé d* Espagne à îa Haye fit des prières publiques potírl’htureux succès de la flotte hollandaise. M. ù^Avaux lemanda au roi.
Le même auteur fait entmdre que îe comte à'Avaux cor-rompait des membres de l’Etat ; il se trompe » c’efl le comteÌV Estrade, (I se trompe encore furie temps; c’étaii vingtquatre ans auparavant. Voyez la I : ttre de M. ù'EftradehM. ùeLionne, du 17 septembre I66v