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témoin de ce spectacle, il aurait iui-méme éteintlos iianimes. 11 signa, du fond de son palais deVersailles et au milieu des plaisirs, la destruction detout un pays , parce qu’il ne voyait dans cet ordreque son pouvoir et le malheureux droit de la guerre;mais de plus près, ii n’en eût vu que l'horreur. Lesnations, qui jusque-là n’avaient blâmé que son am-bition en "Lad mirant, crièrent alors contre fa duretéet blâmèrent même fa politique Car si les ennemisavaient pénétré dans ses Etats , comme lui chez lesennemis , iis cuisent mis ses villes en cendres.
Ce danger était à craindre : Louis , en couvrantses fro tières rie cent mile soldats, avait appris àlVtllemagne à faire de pareils efforts. Cette contrée,plus peuplée que ìa France . peut aussi fournir deplus grandes années. On les lève , on les assemble,on les paie plus difficilement: elles paraissent plustard en camp tgne ; mais la discipline , la patienceduos les fatigues, les rendent fur la Sn d’une cam-p,.g-e aussi redoutables que les Français le loqtau commencement. Le duc de Lorraine Charles Vles commandait. Ce prince, toujonr.- dépouillé cjeson ! ta t par Louis XI F, ne pouvant y rentrer,avait conservé l’empire à l’empereur Lí&poìd: ilsavait rendu vainqueur des Turcs et des Hongrois.11 vinr, avec sélecteur de Brandebourg, balancerjafortune du roi de France. II reprit,Bonn etMayenne, très-mal fortifiées , mais défenduesd’u-ie manière qui fut regardée comme un modèlede défense de places, t Bonn ne se rendit qu aubouc de trois mois et demi de siège, après'que : lè
t IL octobre 168 s.
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