BATAILLE
SFIREBACH.
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Cependant Louis XIV avait autrefois conquis lamoitié de ia Hollande et de la Flandre, toute laFranche-Comté fans donner un seul combat; etmaintenant, après les plus grands efforts ct les■victoires les plus sanglantes, on ne pouvait en-tamer les Provinces-Unies : on ne pouvait mémefaire le siège de Bruxelles, #
Le maréchal de Larges avait aussi, de son côté,gagné un grand combat près de Spirebach f : iîavait même pris le vieux duc de Wirtemberg : iîavait pénétré dans son pays; mais après savoirenvahi par une victoire, il avait été contraintd’en sortir. Monseigneur vint prendre une secondefois et saccager Heidelberg, que les ennemisavaient repris ; et ensuite il fallut se tenir surla défensive contre les impériaux.
Le maréchal de Câlinât ne put, après fa victoirede Stafarde et la conquête de la Savoie , garantirle Dauphine d’une irruption de ce même duc deSavoie ; ni après fa victoire de la Marfaille, sauversimportante ville de Casai.
En Espagne , le maréchal de Nouilles gagna aussiune bataille sur ie bord du Ter ff. 11 prit Gironneet quelques petites places : mais il n’avait qu’unearmée faible ; et il fut obligé , après fa victoire, dese retirer devant Barcelone. Les Franqaïs, vain-queurs de tous côtés et affaiblis par leurs succès,combattaient dans les alliés une hydre toujours re-naissante. 11 commençait à devenir difficile enFrance de faire des recrues, et encore plus detrouver de l’argent. La rigueur de la saison, qui
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