l6o TRAITÉ AVEC LA SAVOIE.
mille hommes étaient en Flandre fous Vitìeroì.Le maréchal de Cboiseul en avait quarante millefur les bords du Rhin. Catinat en avait encore au-tant en Piémont. Le duc de Vendôme , parvenuenfin au généralat, après avoir passé par tous lesdegrés depuis celui de garde du roi comme un sol-dât de fortune, commandait en Catalogne, oùil gagna un combat f, et où il prit Barcelone.Ces nouveaux efforts et ces nouveaux succès furentla médiation la plus efficace. La cour de Romeoffrit encore son arbitrage, et fut refusée commeà Nimègue. Le roi de Suède Charles XI fut lemédiateur. Enfin la paix se fit ff, non plus aveccette hauteur et ces conditions avantageuses quiavaient signalé la grandeur de Louis XIV, maisavec une facilité et un relâchement de ses droits,qui étonnèrent également les Français et les alliés.On a cru long-temps que cette paix avait été pré-parée par la plus profonde politique.
On prétendait que le grand projet du roi deFrance était et devait être de ne pas laisser tombertoute la succession de la vaste monarchie espagnoledans l’autre branche de la maison d'Autriche. IIespérait, disait-on, que la maison de Bourbonen arracherait au moins quelque démembrement,et que peut-être un jour elle saurait toute entière:Les renonciations authentiques de la femme et dela mère de Louis XIV ne paraissaient que de vai-nes signatures, que des conjonctures nouvellesdevaient anéantir. Dans ce dessein qui agrandis-sait ou la France ou la maison de Bourbon , il étaitt Api t iSS 7 . ft Septembre, octobre 1697.
nécessaire