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plus. Sa noblesse, réduite à la dernière misère,,a été mise dans l’opulence par ses seuls bienfaits.Voyait-il la maison d’un gentilhomme en ruine,,il la fesait rebâtir à ses dépens-: il payait leursdettes ; il mariait leurs filles ; il prodiguait desprésens, avec cet art de donner, qui est encoreau-dessus des bienfaits : il mettait dans ses donsla magnificence d’un prince et la politesse d’unami. Les arts, en honneur dans fa petite pro-vince , produisaient une circulation nouvelle quiFait la richesse des Etats. Sa cour était formée futcelle de France. On ne croyait presque pas avoirchangé de lieu, quand on passait de Versailles àLuneviíle. A l’exemple de Louis XIV, il fesaitfleurir les belles-lettres.il a établi dans Luneviíle.une espèce d’université sans pédantisine , où lajeune noblesse d’Allemagne venait se former.On yapprenait de véritables sciences dans des écolescù la physique était démontrée aux yeux par desmachines admirables. II a cherché les talens jusque,'■dans les boutiques et dans les forêts, pour lesmettre au jour et les encourager. Enfin, pendant,tout son règne il ne s’est-occupé que du soin deprocurer à sa nation de la tranquillité , des riches-ses, des connaissances et des plaisirs. Je quitteraisdemain ma souveraineté , disait-il, Jtje ne -pou-vais faire du bien. Aussi a-t-il goûté le bonheurd’étre aimé, et j’ai vu, long-temps après la mort,ses sujets verser des larmes en prononçant son nom.II a laissé, en mourant, son exemple à suivre auxplus grands rois, et il n’apas peu servi à préparer àson fils le chemin du trône de l’Empire.