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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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MARUOROÏÏGH.

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fut toujours gardé entr’eux. Ils arrangeaient eux-mêmes leurs desseins , et ne les confiaient à ceuxqui Içs devaient seconder qu’au point de s exécu-tion. Cbamillart au contraire n’étant ní politique,ni guerrier, ni même homme de finance, ■ etjouant cependant le rôle d’un premier ministre ,dans l’impuissance où il était de faire des arran-gemens par lui-même , les recevait de plusieursmains subalternes. Son secret était quelquefoisdivulgué, avant même qu’il fût précisément cequ’on devait faire. C’est ce que le marquis deF enquières lui reproche avec raison : et stl ,ne deMaint enon avoue dans ses lettres que cet hommequ’elle avait choisi était un ministre incapable.Ce fut-là une des principales causes du malheurde la France.

Dès que Marlborougb eut îe commandementdes armées confédérées en Flandre, il fit voir qu’ilavait apprisFartrde la guerre fous Turenne. 11 avaitfait autrefois ses premières campagnes, volon-taire fous ce général. On ne rappelait dans l'ar-mée que le bel anglais : mais îe vicomte de Turenneavait jugé que le bel anglais serait un jour ungrand-homme. 11 commença par élever des officierssubalternes et jusqu’alors inconnus, dont il démê-lait le mérite , fans s’affujettir à l’ordre du grademilitaire, que nous appelons en France ïortlre dutableau.. 11 savait que , quand les grades ne fontque la fuite de Tancienneté, Térnulation périt ; etqu’un officier, pour être plus ancien, n’est pas tou-jours meilleur. II forma d'abord des hommes 4r.f 17 or.

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