INVASION
2 = 6
t D’un autre côté, le maréchal de Viílars , remisen France à la tête dés armées, uniquement parcsqu’on avait besoin de lui, réparait en Allemagnele malheur de la journée d'Hochstet. 11 avaitforcé les lignes de Stolhofsen au-delà du Rhin-,dissipé toutes les troupes ennemies, étendu lescontributions ù cinquante lieues à la ronde, pé-nétré jusqu’au Danube. Ce succès passager fesaitrespirer sur les frontières de i’Alkmagne ; maisen Italie tout était perdu. Le royaume de Naplesfans défense , et accoutumé à changer de maître,était sous le joug des victorieux; et le pape,qui n’avait pu empêcher que les troupes alle-mandes passassent par son territoire , voyait, fansoser murmurer , que Tempereur se fit son vassalmalgré lui. C’est un grand exemple de la forcedes opinions reçues et du pouvoir de la coutume,qu’on puisse toujours s’emparer de Naples fansconsulter le pape , et qu’on n’ose jamais lui enrefuser l’hommage.
Pendant que le petit-fils de Louis XIV perdaitNaples, l’aïeul était fur le point de perdre la Pro-vence et le Dauphine. Déjà le duc de Savoie etLe prince Eugène y étaient entrés par le col deTende. Ces frontières n’étaieat pas défendues
Jes troupes françaises parurent a 1 a vue de la ville, on fitaccroire au peuple que ce camp qu’il voyait n’étair pas ìmobjet réel, mais une apparence causée par un sortilège.* îeclergé se rendit proceiHonnellement sur ies murailles pourexorciser ces fantômes; et le peuple ne commença à croirequ'il était assiégé par nue armée réelle , que loríqu’íi vit leshouslards abattre quelques têtes. Mémoires 4 e ^-rwlck. "H 2L mai 1707.
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