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eomme le sont la Flandre et l’Alsace', théâtreéternel de la guerre, hérissé de citadelles que ledanger avait averti d’élever. Point de pareillesprécautions vers le Var , point de ces fortes pla-ces qui arrêtent Pennerni, et qui donnent le tempsd’assembler des armées. Lette frontière a été né-gligée jusqu’à nos jours , fans que peut-ctre onpuisé en alléguer d’autre raison, sinon que leshommes étendent rarement leurs foins de tousles côtés. Le roi de France voyait, avec une in-dignation douloureuse, que ce même duc deSavoie , qui un an auparavant n’avait presqueplus que fa capitale, et le prince Eugène , quiavait été élevé dans fa cour, fuit ent prêts de luienlever Toulon et Marseille.
f Toulon était assiégé et pressé : une flotte-anglaise, maîtresse de la,me r, était devant leport et le bombardait. Un peu plus de diligence ,de précautions et de concert auraient fait tomberToulon. Marseille fans dCfenfe n’aurait pas tenuet il était vraisemblable que la France allait per-dre deux provinces. Mais le vraisemblable n'ar-rive pas toujours. On eut le temps d’envoyer dessecours. On avait détaché des troupes de Farmée'de Vil!tirs , dès que ces provinces avaient été:menacées ; et on sacrifia les avantages qu’on avait,en Allemagne pour sauver une partie de la France..Le pays par eú les ennemis pénétraient est secstérile, hérissé de montagnes ; les vivres rares;la reti aite difficile. Les maladies , qui désolèrentPaimée ennemie , combattirent encore, pourt Août 1707-
T, 19. Siècle. Tome II.
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