C’est une trop grande, {implicite de.penser. qu’elleinvitât son compétiteur à la venir détrôner. Ona confondu les temps : on a cru qu’elle le favori-sait alors, parce que, depuis, eile le regarda ensecret comme son héritier. Mais qui peut jamaisvouloir être chafle par son successeur ?
Tandis que les affaires de la France devenaientde jour en jour plus mauvaises, le roi crut qu’enfesant paraître le ducde Bourgogne son petic-filíà la tète des ai mées de Flandre, la présence del’héritier présomptif de la couronne ranimerait{'émulation, qui commençait trop à se perdre.Ce piince, d'un esprit ferme et intrépide., étaitpieux, juste et philosophe. 11 était fait pour com-mander à des sages. Elève de Ftuêíon ar-chevêque de Cambrai, il aimait ses devoirs-:il aimait les hommes; ' il voulait les ren-dre heureux. I nstruit dans Fat t de la guerre,il regardait cet art plutôt comme le fléau du gen-re humain et comme une nécessité malheureuse-,que comme une source de. gloire. On opposa ceprince philosophe au duc de Mariborcttgb : on luidonna pour l’aider le duc de Vendôme. 11 arrivace qu'on ne voit que trop souvent : le grand ca-pitaine ne fut pas assez écouté , et le conseil duprince balança souvent les raiíons du général. Hse forma deux partis ; et dans l’armée des allies,il n’y en avait qu’un, celui de la cause commu-ne. Le prince Eugène était alors fur le. Rhin ;mais toutes les fois qu’il fut avec Marìborougb ,ils n’eurent jamais qu’un sentiment.
Le duc de.Bourgogne était supérieur en forces ;