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Un (r) courtisan du duc de Bourgogne ditun jour au duc de Vendôme : Voilà ce que ceji den'aller jamais à la mejfe ; aujjì vous voyez quellesfont nos disgrâces. a Croyez-vous , lui répondit le,, duc de Vendôme , que Marlborough y aille plussouvent que moi ? ” Les succès rapides des alliésenflaient le cœur de l’empereur Joseph. Despoti-que dans l’Empire, maître de Landau, il voyait lechemin de Paris presqu’ouvert par la prise de Lille.Déjà même un parti hollandais avait eu la hardiessede pénétrer de Courtrai jusqu auprès de Versailles,et avait enlevé fur le pont de Sève le premier écuyerdu roi, croyant se saisir de la personne du dauphin,père du duc de Bourgogne. (Je) La terreur étaitdans Paris.
Hollande, !e prince Eugène et lui* On crut à la cour qn ecette proposition était la fuite des inquiétudes de Mari -borough , fur le succès du siège de Lille, et on obligea leduc de Berwickk faire une réponse négative. Marlboroughaimait beaucoup la gloire et l’argent, et il pouvait alorsdélirer la paix somme le meilleur moyeu de mettre fafortune en fureté, et d’ajouter une autre espèce de gloire àfa réputation mih'taire qui ne pouvait plus croître. Bientôtaprès il s’oppofa de toutes ses forces à cette paix qu‘il avaitdésirée, parcs que la guerre lui était devenue nécessairepour soutenir son crédit dan» sa patrie.
(i) Le marquis d
(A) Ce furent des officiers au service de Hollande quifirent ce coup hardi. Presque tous étaient des français quela révocation fatale de Pédit de Nantes avait forcés de choi-sir une nouvelle patrie ; ils prirent la chaise du marquis daBtringhen pour celle du dauphin, parcs qu’elle avaitrécuston de France. L’ayant enlevé, ils le firent menter kcheval; mais comme il était âgé et infirme, ils eurent lapolitesse en chemin de lui chercher eux-mèmes uuc chaisede poste. Céla consuma du temps. Les pages du roi couru-
T. if). Siècle. Tome If. Z