CLEMENT X ï.
267
pas faiis pour manier l’épée. II désarma ; il laísïkComacchio en dépôt à l’empcreur ; il consentit kecrire à l’archiduc : A notre très-cher fils roi catho-lique en Espagne. Une flotte anglaise dans la Mé-diterranée , et les troupes allemandes fur ses terres»le forcèrent bientôt d'écrire : A notre très-cherfils roi des Fspagnes. Ce suffrage du pape, qui n’é-tait rien dansl’empire d’Allemagne, pouvait quel-que chose sur le peuple espagnol, à qui on avaitsait accroire que l’arcfaiduc était indigne de régner,parce qu’il était protégé par des hérétiques quis’étaient emparés de Gibraltar.
f Restait à la monarchie espagnole, au-delà ducontinent, l’ile de Sardaigne avec celle de Sicile.Une flotte anglaise donna la Sardaigne à l’empereurJoseph ; car les Anglais voulaient que s archiducson frère n’eût que l’Eípagne. Leurs armes fesaientalors les traités de partage. Ils réservèrent la con-quête de la Sicile pour un autre temps, et aimèrentmieux employer leurs vaisseaux à chercher fur lesmers les galions de l’Amérique , dont ils prirentquelques-uns, qu’à donner à l’empereur de nou-velles terres.
La France était aussi humiliée que Rome, et plusen danger ; les ressources s’épuisaient ; le créditétait anéanti ; les peuples, qui avaient idolâtréleur roi dans ses prospérités, murmuraient contreLouis XIV malheureux.
Des partisans, à qui le ministère avait vendula nation pour quelque argent comptant dans sesbesoins pressans, s’engraissaient du malheur public,t Août 1708.
Z 2