SUR L’ESPAGNE. 287
áaas le temps qu’il voyait son petit-fils toucher àfa ruine.
Enfin, vers le temps de ia bataille de Saragoffe;le conseil du roi d’Efpagne etla plupart des grandsvoyant qu’ilsn’avaient aucun capitaine à opposerâ Starembesg , qu’on regardait comme un autreEugène, écrivirent en corps à Louis XIV pour luidemander le duc de Vendôme. Ce prince retirédans Anet partit alors, et fa présence valut unearmée. La grande réputation qu’il s’était faite enItalie, et que la malheureuse campagne de Lillen’avait pu lui faire perdre, frappait les Espagnols.Sa popularité, fa libéralité qui allait jufqu’à laprofusion, fa franchise, son amour pour les soldatslui gagnaient les cœurs. Dès qu’il mit les pieds enEspagne , il lui arriva ce qui était arrivé autrefoisà Bertrand du Guesclin. Son nom seul attira unefoule de volontaires. II n’avait point d’argent : iéscommunautés des villes, des villages etdesrelì-gieux en donnèrent.Un espritd’enthousiasme saisi tla nation. Les débris de la bataille de SaragoíTe-f-serejoignirent fous lui à Valladolid. Tout s’emprcfiàde fournir des recrues. Le duc de Vendôme , fanslaisser ralentir un moment cette nouvelle ardeur ,poursuit les vainqueurs, ramène le roi à Madrid ,obligel’ennemi de se retirer vers le Portugal; lefuit, passe le Tage à la nage, fait prisonnier dansBrihuega Btanhope avec cinq mille anglais; atteintle général Staremberg et le lendemain lui livre iabataille de. Yiila-Vieiosa. Philippe V qui n’avaitpoint encore combattu avec ses autres généraux,animé dei’efprít du duc de Vendôme , se met à,hfc
î Auût me.