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tétc de l’aile droite. Le général prend la gauche.11 remporte une victoire entière; de sorte qu’enquatre mois de temps, ce prince, qui était arrivéquand tout était désespéré, rétablit tout, et affer-mit pour jamais la couronne d’Espagne sur la têtede Philippe. ( r )
Tandis que cette révolution éclatante étonnaitles alliés, une autre plus sourde et non moinsdécisive se préparait en Angleterre. Une alle-mande avait par sa mauvaise conduite fait perdreà la maison d’Autriche toute la succelfion deCharles-Qiiint , et avait été ainíi le premier mo-bile de la guerre ; une anglaise par ses impruden-ces procura la paix.-Sara Jennings , duchesse deMarlbôrough gouvernait la reine Anne , et le ducgouvernait TÊtat. 11 avait en ses mains les finan-ces, par le grand-trésorier Godolpbin , "beau-pèred’une de ses filles. Sunderlami secrétaire d’Ëtat,son gendre, lui soumettait le cabinet. Toute lamaison de la reine, où commandait sa femme,était à ses ordres. 11 était maître de l’armée, dontil donnait tous les emplois. Si deux partis, lesIVighs et les Toris , divisaient PAngleterre, lesWigbs , à la tête desquels il était, lésaient toutpour fa grandeur ; et les loris avaient été forcésà Tadmirer et à se taire. 11 n’est pas indigne deThistoire d’ajouter queie duc et la duchesse étaientles plus belles personnes de leur temps, et que cet
(r) On assure qu’après ía bataille. Philippe jÊMi'ayant pointîle lit, le duc de Vendôme lui dit: Je vais vous faire donnerh plus beaulh fur lequel jamais roi ait couché ; et il fit faire un•matelas des étendards etdes drapeaux pris í'ur les ennemis.
ayantage