29° INTRIGUES A LONDRES,
refusa à la reine, une jatte d’eau qu’elie laissa'tomber en sa présence, par une méprise affectée,sur la robe de M nlS Masbam , changèrent la Facede l’Europe. Les esprits s’aigrirent. Le frère de lanouvelle favorite demande au duc un régiment ;le duc le refuse et la reine le donne. Les Torissaisirent cette conjoncture pour tirer la reine decet esclavage domestique , pour abaisser la puis-sance du duc de Marlborongb , changer le minis-tère, faire la paix et rappeler, s’il se pouvait,la maison de Stuart sur le trône d’Angleterre.Si le caractère de la duchesse eût pu admettrequelque souplesse, elle eût régné encore. La reinect elle étaient dans l’habitude de s’écrire tous lesjours fous des noms empruntés. Ce mystère etcette familiarité laissent toujours la voie ouverteà la réconciliation; mais la duchesse n’employacette ressource que pour tout gâter. Elle écrivitimpérieusement. Elle disait dans fa lettre: Rmdez-moipiJUce et ne me faites point de réponse. Elies’en repentit ensuite : elle vint demander pardon ;elle pleura, et la reine r.c lui répondit autre chose,fi non : Fou: m’avez ordonné de ne vons pointrépondre , et je ne vous répondrai pas. Alors larupture fut fans retour. La duchesse ne parut plusà la cour; et quelque temps après on commençapar ôter le ministère au gendre de Marlborongb ,Sunderland , pour déposséder ensuite Godolpbìnet le duc lui-même. Dans d’autres Etats cela Rap-pelle une disgrâce : en Angleterre c’est une révo-lution dans les affair.es; et la révolution .etaitîCncore très-difficile a opérer.