DUCHESSE DE MARLBOROUGH. 291
Les Toris , maîtres alors de la reine, ne Tétaientpas d u royaume. 11s Furent obligés d’avoir recoursà la religion. 11 n’y en a guère aujourd’hui dans laGrande-Bretagne, que le peu qu’il en faut pourdistinguer ks factions. Les TFighs penchaient pourle presbytérianisme. C’était la faction qui avaitdétrôné Jacques II, persécuté Charles II , etimmolé Charles I. Les Taris étaient pour lesépiscopaux, qui favorisaient la maison de Stuart ,et qui voulaient établir l’obéissance passive enversles rois, parcs que les évêques en espéraient plusd’obéissance pour eux-mêmes. 11s excitèrent unprédicateur à prêcher dans la cathédrale de S 1 Paulcette doctrine, et à désigner d’une manière odieusel’adininistration de Marlborough , et le parti quiavait donné la couronne au roi Guillaume, (j)Mais la reine, qui favorisait ce prêtre, ne futpas assez puissante pour empêcher qu’il ne fûtinterdit pour trois ans par les deux chambres dansla salle de Westminster, et que son sermon nefût brûlé. Elle sentit encore plus fa faiblesse,en n’osant jamais, malgré ses secrètes inclinationspour son sang, lui rouvrir le chemin du trône,fermé à son frère par le parti des Wighs. -Lesécrivains qui disent que Marlborough et son parti
(s 1 Le marquis de Tord Rappelle dans. ses mémoiresministre prédicant: il se trompe; e'elt un titre qu’on ne donnequ’aux presbytériens. Henri Sachcverel, dont il rit question,était docteur d’Oxford et du parti épiscopal: il avait pré-cité dans la cathédrale de St Paul l’obeissance absolue auxrois et l’intolérance. Ces maximes furent condamnées parlé parlement ; mais ses invectives contre ke 'parti de Mari-borough le furent bien davantage.. , ,
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