292 DISGRACE DE MâRLBOROUGH.
tombèrent, quand la faveur de la reine ne lessoutint plus , ne connaissent pas l’Angieterre. Lareine, qui dès-lors voulait la paix, n’osait pasmême òtet k Asarlborougb le commandement desarmées ; et au printemps de 1711, Marlboronghpressait encore la France, tandis qu’il était dis-gracié dans fa cour.
Sur la fin du janvier de cette même année 1711arrive à Versailles un prêtre inconnu , nommél’abbé Gautier , qui avait été autrefois aide dede Faumônier du maréchal de Tallart dans sonambassade auprès du roi Guillaume. II avaitdepuis ce temps demeuré toujours à Londres,n’ayant d’autre emploi que celui de dire la messedans la chapelle privée du comte de Galas , am-bassadeur de Fempereur en Angleterre. Le hasardLavait introduit dans la confidence d'un lord amidu nouveau ministère opposé au duc de Mari-borough. Cet inconnu se rend chez le marquis deTorci , et lui dit fans autre préambule : Voulez-vous faire la paix, Monsieur ? je viens vous apporterles moyens de la traiter. C’était, dit M. de Torci ,demander à un mourant s’il voulait guérir. (í)
On entama bientôt une négociation secrète avecle comte d* Oxford grand-trésorier d’Anglererre, etS 1 Jean secrétaire d’Etat, depuis lord Bolingbroke.Ces deux hommes n’avaient d’autre intérêt dedonner la paix à la France que celui d’ô ter au ducde Marlborough le commandement des armées ,ét d’élever leur crédit fur les ruines du sien. Lepas était dangereux ; c’était trahir la cause cotn-
0 ? Mémoires de Torci, tome III, pageíS.