298 ALARMES EN FRANCE.
jointes aux étrangères et à la misère publique,fusaient regarder la fin du règne de Lattis XIVcomme un temps marqué pour la calamité ; et l’ons’attendait à plus de désastres que l’on n’avait vu-auparavant de grandeur et de gloire.
Précisément dans ce temps-là, mourut en Es-pagne le duc de Vendôme f. L’esprit de découra-gement, généralement répandu en France, etque je me souviens d’avoir vu , fefait encore re-douter que I’Etpagne , soutenue par le duc deVendôme , ne retombât par sa perte.
Landreci nc pouvait pas tenir long-temps. IIfut agité dans Versailles fi le rei se retirerait àCbambor sur la Loire. II dit au maréchal á'ffur-court. qu’en cas d’un nouveau malheur, il con-voquerait toute la noblesse de son royaume, qu'illa conduirait à.l’ennemi malgré son âge de. soi-xante et quatorze ans, et qu’il périrait à ìa tête.
Une faute que fit le prince Eugène délivrale roi et la France de tant d'inquiétudes. O11 pré-tend que ses lignes étaient trop étendues; que ledépôt de ses magasins dans Marchiènes était tropéloigné; quels général Albemnrle, posté àDénainentre Marchiènes et le camp du prince , n’étaitpas à portée-d’ètre secouru assez tôt, s’il étaitattaqué. On nFa assuré qu’une italienne fort belle,que je vis quelque temps après à la Haye, etqui était alors entretenue par le prince Eugène ,était dans Marchiènes, et qu’elle avait été causequ’on avait choisi ce lieu pour servir d’entrepót.
t II juin 171a.
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