VILLARS SAUVE LA FRANCE. 299
Ce n’était pas rendre justice au prince Eugénie , depenser qu’une femme pût avoir part à ses arrange-mens de guerre.
Ceux qui savent qu’un curé, et un conseillerde Douai nommé le Féure d’Orval, se promenantensemble vers ces quartiers, imaginèrent les pre-miers qu’on pouvait aisément attaquer Dénain etMarchiènes, serviront mieux à prouver par quelssecrets et faibles ressorts les grandes affaires dece monde font souvent dirigées. Le Févre donnason avis à l’intendant de la province ; celui-ci aumaréchal de Montesqniou qui commandait fous lemaréchal de Villart ; le général Fapprouva etl’exécuta. Cette action fut en effet le lalut de laF rance, plus encore que la paix avec s Angleterre.Le maréchal de ViUars donna le change au prince.Eugène. Un corps de .dragons s’avança à la vuedu camp ennemi, comme si l’on se préparait àl’attaquer ; et tandis que ces dragons se retirentensuite vers Guise, le maréchal marche.à Dénainavec son armée sur cinq colonnes. O11 force lesretrancbemens du général Aluemarle t, défenduspar dix-fept bataillons ; tout est tue ou pris. Legénéral se rend prisonnier avec deux princes deElafjau , un prince de Holícein, un prince d’An-haît et tous les officiers. Le prince Eugène arriveà ia hâte, mais à la fin de Faction, avec ce qu’ilpeut amener de troupes ; il veut attaquer un pontqui conduisait à Dénain et dont les Françaisétaient maîtres ; il y perd du monde, et retourneàíoncamp après avoir été témoin de cette défaite.