RESISTANCE DES CATALANS. Z2Y
laissé sa femme à Barcelone, ne pouvant soutenirla guerre d’Espagne, et ne voulant ni céder sesdroits ni accepter la paix d’Utrecht, était cepen-dant convenu alors avec la rein zAnne que lïmpéra-trice et ses troupes, devenus inutiles en Catalogne,feraient transportés fur des vaisseaux anglais. Eneffet la Catalogne avait été évacuée; et Sta-remberg en partant s’était démis de son titre device-roi. IVlais il laissa toutes les semences d’uneguerre civile, et fefpérance d’un prompt secours dela part de l’empereur et mérne de l’Angîeterre. Ceuxqui avaient alors le plus de crédit dans cette pro-vince se flattaient qu’ils pourraient former une ré-publique fous une protection étrangère , et que !§roi d’Espagne ne serait pas assez fort pour les con-quérir. Ils déployèrent alors ce caractère qvteTacileleur attribuait il y a si iong-temps. c ‘ Nation intré-3, pid’e , dit- il, qui compte la vie pour rien, quand3, elle ne remploie pas à combattre.”
La Catalogne est un des pays les plus fertiles dela terre, et des plus heureusement situés. Autantarrosé de belles rivières, de ruisseaux et'de fon-taines que la vieille et la nouvelle Castille en sontdénuées, elle produit tout ce, qui est nécessaireaux besoins del’bomme, et tout ce qui peut flat-ter ses désirs , en arbres, en blés, en fruits, enlégumes de toute espèce. Barcelone est un desbeaux ports de l’Europe, et le pays fournit toutpour la construction des navires. Ses montagnesfont remplies de carrières de marbre, de jaspe,de cr jstal de roche ; on y trouve même beaucoupde pierres précieuses. Les mines dc fer, d’étuin,