MORT DE LA REINE ANN'E. 315
îa maison de Prusse eut une petite partie de cettemême Flandre ; et les Hollandais dominèrent dansune autre ; une quatrième partie demeura à laFrance. Ainsi l’héritage de la maison de Bourgognetesta partagé entre quatre puissances, et celle quisemblait y avoir le plus de droit n’y conserva pasUne métairie. La Sardaigne , inutile à sempereur,lui resta pour un temps. II jouit quelques années deNaples, ce grand fief de Rome, qu’on s’est arrachési souvent et si aisément. Le duc de Savoie eutquatre ans la Sicile , et ne l’eut que pour soutenircontre le pape le droit singulier, mais ancien ,d’être pape dans cette île , c’est-à-dire d'ctre , audogme près, souverain absolu dans les affairesecclésiastiques.
La vanité de la politique parut encore plus aprèsla paix d’Utrecbt que pendant la guerre. 11 estindubitable que le nouveau ministère de la reineAnne voulait préparer en secret le rétablissementd u fils de Jacques II fur le trône. La reine Anneelle-même commençait à écouter la voix de lanature, par celle de ses ministres ; elle était dansle dessein de laisser fa succession à ce frère dontelle avait mis la tête à prix malgré elle.
Attendrie par les discours de madame Mashamfa favorite, intimidée par les représentations desprélats Torts qui i’environnaient, elle se reprochaitcette proscription dénaturée. J’aì vu la duchessede Marlborougb persuadée que la reine avait faitvenir son frère en secret, çu’elle savait embrassé ,et que s’i! avait voulu renoncer à la religion ro-maine , qu’on regarde en Angleterre et chez tous