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les proteslans comme la mère de la tyrannie, ellel’auraît fait désigner pour son successeur. Son aver-sion pour la maison de Hanovre augmentait encoreson inclination pour le sang des Stnarts. On aprétendu que la veille de fa mort elle s’écria pltr-sieurs fois : à mon frère ! mon cher frère ! Elle-mourut d’apoplexie à 1 âge de quarante-neufans ,le 12 août 1714,
Ses partisans et ses ennemis convenaient quec’était une femme fort médiocre. Cependant, de-puis les Edouard 111 et les Henri V il n’y eut'point de règne fi glorieux ; jamais de plus grands-capitaines ni fur terre ni fur mer ; jamais plus deministres supérieurs, ni deparlemens plus instruits,ni d’orateurs piuséloquens.
Sa mort prévint tous ses desseins. La maison àHanovre, qu’elle regardait comme étrangère etqu elle n’aimait pas, lui succéda ; ses ministres fu-rent persécutés.
Le vicomte de Boìhrghroke, qui était venu don-ner la paix à Louis XIV avec une grandeur égale àcelle de ce monarque, fut obligé de venir chercherun asile en France , et d’y reparaître en suppliant.Le duc d’ Ormond , Famé du parti du prétendant,.choisit le même refuge. Harlay comte d 'Oxfordeut plus de courage. C’était à lui qu’on en vou-lait j il resta fièrement dans fa patrie; il y bravala prison où il fut renfermé, et la mort dont onle menaçait. C’était ime anie sereine, inaccessi-ble à l’envie , à l’amour des richesses et à lacrainte du supplice. Son courage même le sauva,