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pas les seuls qui le louèrent. On prononça douzepanégyriques de Louis XIV en diverses villesdltalie; hommage qui n’était rendu ni par lacrainte ni par Fespérance, et que le marquisZampieri envoya au roi.
II continua toujours á répandre ses bienfaitsfur ies lettres et sur les arts. Des gratificationsparticulières d’envivon quatre mille louis à Ecwi ine , la fortune de Dej'préaux , celle de Quhwult ,sur-tout celle de LuUi^ç, t de tous les artistes quilui consacrèrent leurs travaux, en font des preu-ves. 11 donna même mille louis à Benseradc , pourfaire graver les tailles-douces de ses métamor-phoses d ’Ovide en rondeaux : libéralité mal appli-quée, qui prouve seulement la générosité dusouverain. II récompensait dans Bmserade lepetit mérite qu’il avait eu dans ses ballets.
Plusieurs écrivains ont attribué uniquement à■ Colbert cette protection donnée aux arts, et cettemagnificence de Louis XIV: mais il n’eut d’autremérite en cela que de seconder la magnanimitéet le goût de son maître. Ce ministre qui avait untrès -grand génie pour les finances, le commerce,la navigation, la police générale, n’avait pasdans l’efprit ce goût etcette élévation du roi ; ils’y prêtait avec zèle, et était loin de lui inspirerce que la nature donne.
On ne volt pas, après cela, fur quel fonde-ment quelques écrivains ont reproché Favariceà ce monarque. Un prince, quia des domainesabsolument séparés des revenus de l’Etat, peutêtre avare comme un particulier ; mais un roi de