CHAMBRE ARDENTE.'
y furent cités, entr’autresdeux nièces du cardinalMazarm , la (it ) duchesse de Bouillon et lacomtesse de Boisions mère du prince Eugène.
La duchesse de Bouillon ne fut décrétée qued’ajournement personnel, et n’était accusée qued’un’e curiosité ridicule trop ordinaire alors, maisqui n’eft pas du ressort de la juítice. L’anciennehabitude de consulter des devins, de faire tirerson horoscope , de chercher des secrets pour fefaire aimer , subsistait encore parmi le peuple ,ct même chez les premiers du royaume.
Nous avons déjà remarqué qu’àla naissance deLouis XIV on avait fait entrer l’astrologue Marindans la chambre même de la reine-mère , pourtirer l’horofcope de rhérìtier de la couronne.Nous avons vu même le duc d’Orléans, régentdu royaume, curieux de cette charlataneríe quiséduisit toute i’antiquité ; et toute la philosophiedu célèbre comte de BoulainviVers ne put jamaisle guérir de cette chimère. Elle était bien par-donnable à la duchesse de Bouillon , et à toutesles dames qui eurent les mêmes faiblesses. Leprêtre le Sage , la Voisin et la Vigoureux s'étaientfait un revenu de la curiosité des ignorant quiétaient en très-grand nombre. Us prédisaientl’avenir;ils fusaient voirie diable.S’ils s'en étaienttenus là, il n’y aurait eu que du ridicule dans euxet dans la chambre ardente.
( tt ) I.’histoire de Rchoulet dit que la duchesse de ììouillonfut décrétée de prise de corps , ct qu’eile parut devant Us jugesavec tant d’amis qu’elle n > avaitnetià craindre , quand nie m celle eût été coupable . Tout cela est très.faux ; il n’y eutpoint de décret de prise de corps contr’elle, et alors nulsamis n’auraicnt pn la soustraire à la justice.