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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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MME D E MAIN TEK O N,

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Louis XIV , en épousant M ne de Maintenott ,ne se donna donc quune compagne agréable et',soumise. La seule distinction publique qui fesait

monsieur de Seìgnelai ne mourut point la même année 1 6 $ í,mais en ï 690. En second lien, à qui Louis XIV, qir! s'expri-mait toujours avèc circonspection et en honnête bomme,a-t-îi dit iles paroles si imprudentes et H odieuses? à quia t-il développé une ame si ingrateet íì dure? à qui a-t-iípudiie qu'r'l était bien aise dêtre défait de trois hommes quirayaient servi avec le plus grand zèle? Est il permis deealoninterainfi, fans la pins légère preuve» fans ls moindrevraisemblance, la mérfioire duit roi connu pour avoir tou-jours parlé sagement ? Tout lecteur sensé ne voit quavecindignation ces recueils dimpoíhires, dont le public estsurchargé; et sauteur des mémoires de Mainteuon méri-terait d'être châtié, fi le mépris dont il abuse ne le sauvait la punition.

N. B. On a prétendu que ce médecin Seron était mortempoisonné lui-même peu de temps après, et qtion lavaitentendu répéter plus d'une Fois pendantson agonie : Je n-aique ce que j'ai mérité. Ces bruits font dénués de preuves : etíì le prince qui en était lolijet eut souvent une politiqueartificieuse, jamais il ne fut accusé d'aucuit crime particu.lier. Mais la crainte dêtre empoisonné par Tordre du roique la. Buiumelie attribue à Lcuvois , est une véritable ab*surdité-

LouisXIV était fatigué du caractère dur et impérieux deLcuvois ; erTasuendant quil avait laissé prendre à ce minis-tre lui était devenu insupportable, Lindignation que lesviolences ordonnées par Lcuvois et fur-tout le deuxième in-cendie du Palâtiuat avaient excitée en Europe contreLouis XIV, lui avaient rendu odieux un ministre dont lesconseils le fesaient haïr, Gn z*ì)t anffi que Louis XIV avaitpromis à Lcuvois confident de ion mariage de ne jamaisreconnaître madame de Maintenon. pour reine, quil eutìafaibîesiê <le vouloir oublier la parole, et que Lcuvois la luiiappeita avec une fermeté et une hauteur que ni le roini madame de Maintenon ne purent lui pardonner.

Le chagun et Texcès du travail accélérèrent fa mort.