DE LOtJIS XIV. IOÍ
„ charge de secrétaire d’Etat, ayant le départe-,, ment des étrangers. II était homme capable,„ mais non pas fans défauts : il ne laissait pas„ de bien remplir ce poste qui est très-important.
,, Je fus quelque temps à penser à qui je ferais,, avoir cette charge ; et après avoir bien examiné,„ je trouvai qu’un homme, qui avait long-temps,, servi dans des ambassades, était celui qui la„ remplirait le mieux, (p)
„ Je lui fis mander de venir. Mon choix fut„ approuvé de tout le monde ; ce qui n’arrive pas„ toujours. Je le mis en possession de cette charge,, à son retour. Je ne le connaissais que de répu-„ tation et par les commissions dont je l’avais,, chargé, et qu’il avait bien exécutées ; mais„ l’emploi que je lui ai donné s’est trouvé trop„ grand et trop étendu pour lui. Je n’ai pas,, profité de tous les avantages que je pouvais,, avoir, et tout cela par complaisance et bonté.„ Enfin il a fallu que je lui ordonne de se retirer,,, parce que tout ce qui passait par lui perdait de,, la grandeur et de la force qu’on doit avoir en„ exécutant les ordres d’un roi de France. Si„ j’avais pris le parti de Féloigner plutôt, j’aurais,, évité les inconvéniens qui me font arrivés, et„ je ne me reprocherai pas que ma complaisance„ pour lui a pu nuire à l’Etat. J’ai fait ce détail,, pour faire voir un exemple de ce que j’ai dit„ ci - devant. ”
;Ce monument si précieux, et jusqu’à présent
t?) M. Ae Pomponti