anecdotes..
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qui remplissent les quatre faces de la base r sontdes flatteries plus grossières que celles de la placedes Victoires, On y lit que Louis XIV ne pritjamais les aimes que malgré lui. II démentit biensolennellement cette adulation au lit de la mort,par des paroles dont on se souviendra plus long-temps que de ces inscriptions ignorées de lui, etqui ne font que l’ouvrage de ia bassesse de quel-ques gens de lettres.
Le roi avait destiné les bâtimens de cette placepour fa bibliothèque publique. La place était plusvaste ; elle avait d’abord trois faces, qui étaientcelles d’un palais immense , dont les murs étaientdéjà élevés,lorsque ie malheur des temps; en 170 í,forqa la ville de bâtir des maisons de particuliersfur les ruines de ce palais commencé. Ainsi le lou-vre n’a point été fi ni; ainsi la fontaine et f obélisque,que Coibert voulait faire élever vis-à-vis ie portailde Perrault , n’ont paru que dans les dessins ; ainsile beau portail de S' Gervais est demeuré offusqué ;et la plupart des monumens de Paris laissent desregrets.
La nation désirait que Louis XIV eût préféréson louvre et sa capitale au palais de Versailles,que le duc de Créqui appelait un favori fans mérite.La postérité admire avec reconnaissance ce q u'on afait de grand pour le public; mais la critique se jointà f admiration, quand on voìt ce que Louis XIV afait de superbe et de défectueux pour sa maisonde campagne.
II résulte de tout ce qu’on vient de rapporterque ce monarque aimait en tout la grandeur et la