©OUVERTEMENT. H?
liberté de lui présenter des requêtes et des pro-jets. Les placets étaient reçus d’abord par unmaître des requêtes, qui les rendait apostilles ;ils furent dans la fuite renvoyés aux bureaux desministres. Les projets étaient examinés dans leconseil quand ils méritaient de l’être : et leursauteurs furent admis plus d’une fois à discuterleurs propositions avec les ministres en présencedu roi. Ainsi on vit entre le trône et la nationune correspondance qui subsista, malgré le pou-voir absolu.
Louis XIV se forma et s'accoutuma lui-mêmeau travail ; et ce travail était d'uutmt pluspénible qu’il était nouveau pour lui , et que laséduction des plaisirs pouvait, aisément le distraire.1 ! écrivit les premières dépêches à ses ambassa-deurs. Les lettres les plus importantes furentsouvent depuis minutées de fa main : et il n’yen eut aucune écrite en son nom, qu’il ne sefit lire.
A peine Colhert ^ après la chute de Fouquet ,eut-il rétabli Tordre dans les finances, que leroi remit aux peuples tout ce qui était dû d’im-pôts, depuis 1647 jusqu’en i6ç6, et sur-touttrois millions de tailles ( 17 )- On abolit pourcinq cents mille écus par an de droits onéreux.Ainsi Tabbé de Choisi paraît, ou bien mai instruit,ou bien injuste, quand il dit qu’on ne diminua
( 17 ) Ces arrérages «les taillis n'étaient díh que par desgens qu’il était impossible de faire payer. Sí le retranche,ment dc sococo écus de droits ne fut pas mplaue íur lechamp par un autre impôt, ee qui eít tiès-douteux ì ii netarda point à Teue.