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dence n’est pas le partage d’un souverain. Maisle roi était instruit des lois principales ; il en pos-sédait l’esprit, et savait ou les soutenir ou les miti-ger à propos. II jugeait souvent les. causes de sessujets, non-seulement dans le conseil des secré-taires d’Etat, mais dans celui qu’on appelle leconseil des parties. II y a de lui deux jugemenscélèbres, dans lesquels fa voix décida contrelui - même.
Dans le premier, en i6$o, il s’agissait d’unprocès entre lui et des particuliers de Paris quiavaient bâti fur son fonds. II voulut que les mai-sons leur demeurassent avec le fonds qui luiappartenait, et qu il leur céda.
L’autre regardait un persan nommé Roupli,dont les marchandises avaient été saisies par lescommis de ses fermes en 1687- 11 opina que toutlui fût rendu , et y ajouta un présent de troismille écus. Roupli porta dans fa patrie son admi-ration et fa reconnaissance. Lorsque nous avonsvu depuis à Paris l’ambassadeur persan MehemetRizabeg, nous Pavons trouvé instruit dès long-temps de ce fait par la renommée.
L’abolition des duels fut un des plus grandsservices rendus à la patrie. Ces combats avaientété autorisés autrefois par les parlemens mêmeset par l’Eglise ; et quoiqu’ils fussent défendusdepuis Henri IF, cette funeste coutume subsistaitplus que jamais. Le fameux combat de la l'rette,de quatre contre quatre en 166; , fut ce quidétermina Louis XIV à ne plus pardonner. Sonheureuse sévérité corrigea peu'a-peu notre nation;