CULTURE.
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de ce luxe ne sont fournis que par le travail in-dustrieux des cultivateurs ; travail toujours chère-ment payé.
On a planté plus de vignes , et on les a mieuxtravaillées. On a Fait de nouveaux vins qu’on neconnaissait pas auparavant, tels que ceux deChampagne, auxquels on a tu donner la couleur ,la fève , et la force de ceux de Bourgogne, etqu’on débite chez l'étranger avec un grand avan-tage. Cette augmentation des vins a produit celledes eaux-de-vie. La culture des jardins, des légu-mes , des fruits a requ de prodigieux accrois-semens, et le commerce des comestibles avec lescolonies de l’Amérique en a été augmenté. Lesplaintes qu’on a de tout temps fait éclater fur lamisère de la campagne, ont cessé alors d’ètrefondées. D’ailleurs dans ces plaintes vagues ortne distingue pas les cultivateurs , les fermiersd’avec les manœuvres. Ceux.ci ne vivent que dutravail de leurs mains, et cela est ains danstous les pays du monde cú le grand nombredoit vivre de fa peine. Nais il n’y a guère deroyaume dans Puni vers, où le cultivateur, fe fer-mier , soit plus à son aise que dans quelques pro-vinces de France, et P Angleterre feule peut lui,disputer cet avantage. La taille proportionnelle ,substituée à l’arbitraire dans quelques provinces ,a contribué encore à rendre plus solides les for-tunes des cultivateurs qui possèdent des charrues,des vignobles, des jardins. Le manœuvre, Pouvrier,doit être réduit au nécessaire pour travailler ; telleest la nature de Phomme. II faut que ce grand