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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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FINANCES.

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eomme on le donnait du temps de Henri If'. (3 6)Aucun de ce grand nombre dhornmes ignoransqui vendent leur v vie à bon marche, ne faitqrf attend u íe furhauísement des espèces et lacherté des denrées , il reqoit environ deux tiersmoins que les soldats de Henri IV. Sil le savait,sil demandait une payede deux tiers plus haute,11 faudrait bien la lui donner: il arriverait alorsque chaque puissance de lEurope entretiendraitles deux tiers moins de troupes; les forces fe balan-ceraient de même; la culture de la terre et lesmanufactures en profiteraient.

II faut encore observer que les gains du com-merce ayant augmenté , et les appoiniemens detoutes les grandes charges ayant diminué de valeurréelle, il sest trouvé moins dopulence quautre-fois chez les grands, et plus dans ie moyen ordre;et cela même a mis moins de distance entre leshommes-. I! ny avait autrefois de ressource pourles petits que de servir les grands : aujourdhuiPindusirie a ouvert mille chemins quon ne con-

( Z6 ) Ceci nest pas rigoiiretîftment vrai ; les app ointe-jrteos des places qui donnent du crédit, ou qui l'on c nécef-saites à radminiftratîon , ont augmenté. Quant à la payedes soldats, quoiqti'elle paraisse la même, à l'exceptiond*une augmentation dun fou établie en France dans cesdernières années » il y a c u des augmentations réelles pardes fournitures faites , en nature ou gratuitement, ou à unprix au-dessous de leur valeur. La vie du soldat est non*feulement plus assurée, mais plus douce que celle du cul-tivateur, ct même que ceîìe de beaucoup (Partisans. Lusagede les faire coucher deux dans un lit étroit , et de ne leurpayer Farinée que fur le pied de trois cents soixante jours,font peut-être les feules choses dont iìs aient léellement àfe plaindre. Mais les paysans, îes artssans nont pas toujourschacun u u lit , et iìs ne gagnent rien Us jours de fêtes-