ig 6 beaux arts."
Foreille. L’éloquence a tant de pouvoir sur lesliommcs qu’on admira Balzac dans son temps,pour avoir trouvé cçtte petite partie de l’artignorée et nécessaire, qui consiste dans ie choix -harmonieux des paroles; et même pour savoiremployée souvent hors de fa place.
Voiture donna quelque idée des grâces légèresde ce style épisiolaire , qui n’est pas le meilleur,puisqu ii ne consiste que dans la plaisanterie.L'est un fcaladinage , que deux tomes de lettresdans lesquelles ii n’y en a pas une feule instruc-tive , pas une qui parte d u cœur, qui peigneles mœurs du temps et les caractères des hommes ;c’est plutôt un abus qu’un usage de i’esprit.
La langue commençait à s’èpurer et à prendreune forme constante. On en était redevable àl’académie française, et sur-tout à Vaugelas. Satraduction de Quinte-Cmce , qui parut en 1646,fut le premier bon livre écrit purement ; et ils’y trouve peu d’expreffions et de tours qui aientvieilli.
Olivier Patru, qui le suivit de près, contribuabeaucoup à régler, à épurer le langage ; et quoi-qu’il ne passât pas pour un avocat profond , onlui dut néanmoins Tordre, la clarté, la bien-séance, séiégance du discours; mérites absolu-ment inconnus avant lui au barreau.
Un des ouvrages qui contribuèrent le plusà sonner le goût de la nation , et à lui donnerun esprit de justesse et de précision, fut le petitrecueil des Maximes de François duc de la Roche-foucauld. Qcoiqu’il n’y ait presque qu’úne vérité