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BEAUX ARTS.
qui saurait tout Platon , et qui ne saurait que Platon,saurait peu et saurait mal.
C’était à la vérité un grec éloquent ; son apologiede Socrate est un service rendu aux sages de toutesles nations ; ît est juste de le respecter, puisqu’ila rendu si respectable la vertu malheureuse, et lespersécuteurs si odieux. On crut long-temps que íâbelle morale ne pouvait être accompagnée d’unemauvaise métaphysique ; on en fit presque un pèrede l'Eglise , à cause de son Ternaire que personnen’a jamais compris. Mais que penserait-on au-jourd’hui d’un philosophe qui nous dirait qu’unematière est t autre , que le monde est une figure dedouze pentagones, que le feu qui est une pyramideest lié à la terre par des nombres ? Serait-on bienrequ à prouver Timmortalité et les métempsycosesde l’ame, en disant que le sommeil naît de la veille,la veille du sommeil, le vivant du mort, le mortdu vivant? Ce sont-là les raisonnemens qu’on aadmirés pendant tant de siècles; et des idées plusextravagantes encore ont été employées depuis ál’éducation des hommes.
Locke seul a développé t entendement humaindans un livre où il n’y a que des vérités ; et ce quirend l'ouvrage parfait, toutes ces vérités fontclaires.
Si l’on veut achever de voir en quoi ce derniersiècle l’emporte fur tous les autres , on peut jeterles yeux fur l’Allemagne et fur le Nord. Un Heve-lius àDantzickestle premier astronome qui ait bienconnu la planète de la lune : aucun homme avant luin’avait mieux examiné le ciel. Parmi les grands-