PERSECUTIONS.
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Ertíìn les huguenots osèrent désobéir en quel-ques endroits f. 11s s’afl'emblcrent dans le Vivá-rais et dans le Dauphine, près des lieux où l’onavait démoli leurs temples. On les attaqua, ilsse défendirent. Ce n’ctait qu’une très-légère étin-celle d u Feu des anciennes guerres civiles. Deuxou trois cents malheureux, fans chef, fans pla-ces , et même fans desseins, furent dispersés enun quart-d'heure : les supplices suivirent leurdéfaite. L’intendant du Dauphine fit rouer 3epetic-fils du pasteur Charnier qui avait dressé Déditde Nantes. II est au rang des plus fameux martyrsde la secte, ct ce nom de Charnier a été long-temps en vénération chez les protestais.
L’intendant du Languedoc fit rouer vif leprédicant f+ Chôme!. On condamna trois autresau méme supplice, et dix à être pendus : lafuite qu’ils avaient prise les sauva, et ils nefurent exécutés qu’en effigie.
Tout cela inspirait la terreur, et en mêmetemps augmentait l’opiniàtreté. On fait trop queles hommes s’attachent à leur religion à mesurequ’ils souffrent pour elle.
Ce fut alors qu’on persuada au roi qu’après avoirenvoyé des millionnaires dans toutes les provinces,il fallait y envoyer des dragons. Ces violences paru-rent faites à contre-temps; elles étaient les fuitesde i’esprit qui régnait alors à la cour, que toutdevait fléchir au nom de Louis XIV. On ne son-geait pas que les huguenots n’étaientpìus ceux deHamac, de Moncontour et de Coutras ; que la ,.»ge
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