PERSECUTION DES PROTESTANS. 16?
les chapeaux, 1er bas, qu’on achetait auparavantde la France , furent fabriques par eux. Un fau-bourg entier de Londres fut peuplé d’ouvriersfrançais en foie ; d'autres y portèrent l’art dedonner la perfection aux cristaux , qui fut alorsperdu en France, On trouve encore très-commu-nément dans l’Allemagne For que les réfugiés yrépandirent, (w«z ) Ainsi la France perdit environcinq cents mille habitans , une quantité prodi-gieuse d’eípèces, et fur-tout des arts dont ses en-nemis s’enrichirent. La Hollande y gagna d’ex-cellens officiers et des soldats. Le prince d’Orangeet le duc de Savoie eurent des régimens entiers dsréfugiés. Ces mêmes souverains de Savoie et de•Piémont, qui avaient exercé tant de cruautéscontre les réformés de leur pays , soudoyaientceux de France ; et ce n’était pas assurément parzèle de religion que le prince d’Orange les enrô-lait. II y en eut qui rétablirent jusque vers le capde Bonne-Efpérance. Le neveu du célèbre du■Qttêue , lieutenant-général de la marine, fondaune petite colonie à cette extrémité de la terre;elle n’apas prospéré , ceux qui s’y embarquèrentpérirent pour la plupart. Mais enfin il y a encoredes restes de cette colonie voisine des Iíottentots :lesFrancaisont été dispersés plus loin que les juifs.
Ce fut en vain qu’on remplit les prisons et lesgalères de ceux qu’on arrêta dans leur fuite. Quefaire de tant de malheureux , affermis dans leur
(mm ) Te comte A'Avaux , dans ses lettres , dit qu’on luirapporta qu’A Londres on frappa soixante mille guinées del’orque le» réfugiés y avaient fait palTet! on lui avait faitun rapport trop exagéré.
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