U
ROI DE S V ï D E. 39
par. («) Ainsi dans les actions les plus indiffé-rentes de son enfance , ce naturel indomptablelaissait souvent échapper de ces traits qui carac-térisent les âmes singulières, et qui marquaientce qu’il devait êcre un jour,
Ii avait onze ans lorsqu’il perdit sa mère. fCette princesse mourut d’une maladie causée»dit on , par les chagrins que lui donnait sonmari, et par les efforts qu’elle fêlait pour lesdiffitnuler. (b) Charles XI avait dépouillé deleurs biens un grand nombre de ses sujets , parle moyen d’une espèce de cour de justice, nom-mée la chambre des liquidations, établie deson autorité seule. Une foule de citoyens ruinéspar cette chambre, nobles, marchands, fer-miers , veuves, orphelins, remplissaient lesrues de Stockholm, et venaient tous les joursà la porte du palais pousser des cris inutiles.La reine secourut ces malheureux de tout cequ’elle avait. Elle leur donna son argent, sespierreries , ses meubles, ses habits même.Quand elle n’eut plus rien à leur donner, ellese jeta en larmes aùx pieds de son mari, pourle prier d’avoir compassion de ses sujets. Le roilui répondit gravement : Madame , nous vousavons prise pour n,ous donner des enfans , 1 1 non
(a Deux ambassadeurs de France en Suède m’ontconté ce fait.
t f.e > août If>93-
Ih) Le P, Barre, génovéfain, a copié tout cet articledans son histoire d’Allemagne, tome Vil, et il rappliqueh. un comte de Virtembsrg.