ROI DE SUEDE. Z?
repassa en Hollande , et vit tout ce qui pouvaittourner à l’avantage de son pays- Enfin , aprèsdeux ans de voyages et de travaux, auxquelsnul atltre homme que lui n’eút voulu se sou-mettre, il reparut en Russie, amenant aveclui les arts de 1 Europe. Des artisans de touteespèce I’y suivirent en foule. On vit pour lapremière fois de grands vaisseaux russes fur la•mer Noire , dans la Baltique et dans l’Océan.Des bâtimens d'une architecture régulière etnoble furent élevés au milieu des huttes mos-covites, II établit des coiieges , des académies,des imprimeries, des bibliothèques: les villesfurent policées ; les habillemens, les coutumeschangèrent peu à peu, quoiqu’avec difficulté.Les Moscovites connurent par degrés ce quec’est que la société. Les superstitions mêmesfurent abolies : la dignité de patriarche futéteinte; le czar fe déclara le chef de la reli-gion: et cette dernière entreprise, qui auraitcoûté le trône et la vie à un prince moins absolu,réussit presque sans contradiction , et lui assurale succès de toutes les autres nouveautés.
Aptes avoir abaissé un clergé ignorant etbarbare, i! osa essayer de i'instruire, et par-Iàmême il risqua de le tendre redoutable ; maisil se croyait assez puissant pour ne le pas crain-dre. II a fait enseigner dans le peu de cloîtresqui restent la philosophie et la théologie. II estvrai que cette théologie tient encore de cetemps sauvage dont Pierre Akxio-wítz a retirésa patrie. Un homme digne de foi m’a assuré