Zr HISTOIRE DE CHARLES XII
qui tendait à augmenter encore la barbarie decette partie du monde. Son naturel lui fitd’abord aimer les étrangers , avant qu’il tu àquel point ils pouvaient lui être utiles. Le Fort ,comme on l’a déjà dit, fut le premier instrumentdont il fe servit pour changer depuis la facede la Moscovie. Son puissant génie, qu’uneéducation barbare avait pu détruire, se déve-loppa presque tout à coup. II résolut d’êtrehomme, de commander à des hommes, et decréer une nation nouvelle. Plusieurs princesavaient avant lui renoncé à des couronnes ,par dégoût pour le poids des affaires ; maisaucun n’avait cessé d’être roi pour apprendremieux à régner; c’est ce que fit Pierre le grand,II quitta la Russie en 1698, n’ayant encorerégné que deux années, et alla en Hollande,déguisé sous un nom vulgaire, comme s'il avaitété un domestique de ce même le Fort , qu’ilenvoyait ambassadeur extraordinaire auprès desEtats-Généraux. Arrivé à Amsterdam, inscritdans le rôle des charpentiers de l’amirauté desIndes, il y travaillait dans le chantier commeles autres charpentiers. Dans les intervalles deson travail, il apprenait les parties des mathé-matiques qui peuvent être utiles à un prince,les fortifications, la navigation, l’art de leverdes plans. II entrait dans les boutiques desouvriers , examinait toutes les manufactures ;rien n’échappait à ses observations. De là ilpassa en Angleterre, où il se perfectionna dansla sciençe de la construction des vaisseaux; il
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