ROI DE SUEDE. .
dois n’étaient que vingt mille. Le czar n’avaitque la supériorité du nombre. Loin donc demépriser son ennemi, il employa tout ce qu’ilavait d’art pour l’accabîer. Non content dequatre-vingts mille hommes, il se prépara àlui opposer encore une autre armée, et à l’ar-rêter à chaque pas. II avait déjà mandé près detrente mille hommes , qui s’avançaient de Pies-kow à grandes journées. II fit alors une dé-marche , qui l’eût rendu méprisable, si unlégislateur, qui a fait de fi grandes choses,pouvait I etre. 11 quitta son camp, où sa pré-sence était nécessaire, pour aller chercher cenouveau coíps de troupes, qui pouvait très-bien arriver fans lui, et sembla, par cette dé-marche , craindre de combattre dans un campretranché un jeune prince fans expérience,qui pouvait venir l’attaquer.
Ouoi qu’il en soit, il voulait enfermer CburletXtí entre deux armées. Ce n’était pas tout;trente mille hommes, détachés du camp de-vant Nerva, étaient postés à une lieue de cetteville fur le chemin du roi de Suède : vingt milleftrelitz étaient plus loin fur le même chemin ;cinq mille autres sciaient une garde avancée I{fallait passer fur le ventre à toutes ces troupes,avant que d’arriver devant le camp, qui étaitmuni d’un rempart et d’un double Fossé. Le roide Suède avait débarqué à Pernaw dans !e golfede R'ga, avec environ seize mille hommesd’infanterie, et un peu plus de quatre mille