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106 HISTOIRE DE CHARLES XII
montera cheval, et de le suivre ; il commençait ^
à devenir problématique, st on devait lui obéir. ^
Sa grande ressource était dans les troupes de , ï(
son électorat, où la forme du gouvernement : ^entièrement absolue ne lui laissait pas ctaindre m(
une désobéissance. 11 avait déjà mandé secrète- ; rafment douze mille saxons, qui s’avançaient avec ^précipitation. 11 en fesait encore revenir huit y
mille , qu’il avait promis à l’empereur dans la j
guerre de l’Empire contre la France, et qu’il fut [0 j
obligé de rappeler, par la nécessité où il était f 5
réduit. Introduire tant de saxons en Pologne , y a
estait révolter contre lui tous les esprits , et a> ,
violer la loi faite par son parti même, qui ne lui j| (|
en permettait que six mille ; mais il savait bien j
que s’il était vainqueur, on «'oserait pas seplaindre, et que s’il*écait vaincu, on ne lui par- ^donnerait pas d’avoir même amené les six mille j e|hommes. Pendant que ces soldats arrivaient par ^
troupes, et qu’il allait de palatinat en palatinat ,
rassembler la noblesse qui lui était attachée, leroi de Suède arriva enfin devant Varsovie , le { j
5 mai 1702. A la première sommation les portes , ^lui furent ouvertes. 11 renvoya la garnison polo- j
nasse, congédia la garde bourgeoise , établit J; >
par.tout des corps-de-garde , et ordonna aux ; ^
habitans de venir remettre toutes leurs armes : ' (
mais content de les désarmer, et ne voulant pas ^ ^les aigrir, il n’exigea d’euxqu’une contribution ^de cent mille francs. Le roi Auguste assemblait ^alors ses forces à Cracovie : il fut bien surpris j
d’y voir arriver 1 e cardinal primat. Cet homme ,