ÏI6 HISTOIRE DE CHARLES XII
logne, avec Thorn et Elbing, des mêmes privilègesque les villes impériales ont dans l’Allemagne, Sa lî.berté a été attaquée tour à tour parles Danois, laSuède et quelques princes allemands; et elle ne l’aconservée que par la jalousie qu’ont ces puiffancesles unes des autres. Le comte de Steinbeck un desgénéraux suédois, assembla le magistrat de la partdu roi, demanda le passage pour les troupes, etquelques munitions. Le magistrat, par une impru-dence ordinaire à ceux qui traitent avec plus fortsqu’eux, n’osa ni-le refuser, ni lui accorder nette-ment ses demandes. Le général Steinbeck se fitdonner de force plus qu’il n’avait demandé : onexigea même de la ville une contribution de centmille écus, par laquelle elle paya son refus impru-dent. Enfin les troupes de renfort, le canon et lesmunitions étant arrivés devant Thorn, on com.snenqa le siège le r 2 septembre.
Robel, gouverneur de la place, la défendit unmois avec cinq mille hommes de garnison. Au boutde ce temps, il fut forcé de se rendre à discrétion.La garnison fut faite prisonnière de guerre, etenvoyée en Suède. Robci fut présenté désarmé auroi. Ce prince, qui ne perdait jamais une occasiond’honorer íe mérite dans ses ennemis, lui donnaune. épée de fa main, lui fit un présent considérable«n argent ; et le renvoya sur sa parole. Mais la villepetite et pauvre fut condamnée à payer quarantemille écus, contribution excessive pour elle.
Elbing bâtie fur un bras de la Vistule, fondéepat les chevaliers teutons, et annexée aussi à laïologne, ne profita pas de la faute des Dantzîc-