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REGENCE
su nom du roi enfant. Que fesait-elle uonc?elle usait d’un droit acquis par deux exemples,celui de Marie de Médicis , et celui à’Anned'Autriche mère de Louis XIV , qui avaient eula régence au même titre.
II restait toujours indécis si le parlementdevait cette grande prérogative à la présencedes princes et des pairs, ou si les pairs de-vaient au parlement le droit de nommer unrégent du royaume. Toutes ces prétentionsétaient enveloppées d’un nuage; chaque pasqu’on fait dans l’histoire de France prouve ,comme on l’a déjà vu , que presque rien n’aété réglé d’une manière uniforme et stable, etque le hasard, l’intérêt présent des volontéspassagères, ont souvent été législateurs.
II y parut assez quand le duc du Maine et lecomte de Toulouse , fils naturels et légitimésde Louis XIV, furent dépouillés des privilègesque leur père leur avait accordés solennellementen 1714. II les déclara princes du sang et héré-ditaires de la couronne après l’extinction dela race des vrais princes du sang, par un éditperpétuel et irrévocable, de sa certaine science,pleine puissance et autorité royale. Cet éditfut enregistré sans aucune remontrance, danstous les parlemens du royaume, à qui LouisXIV avait au moins laissé la liberté de remon-trer après l’enregistrement.
Trois princes du sang même, les seuls qu’eûtla France après la branche ô’Orléans, consen-tirent à cet édit, ainsi que plusieurs pairs quidonnèrent aussi leurs voix. Les deux fils de