SYSTEME DE £ A S S. 9
fe crut obligé d’envoyer au nom du roi un ordrepar lequel le régent devait passer seul avant lacompagnie, ce qui paraissait bien naturel, mais cequi fait voir encore , comme on l’a vu tant de fois,qu’il n’est rien de réglé en France.
Au reste, il ne s’oppofa point à l’habitude quele parlement avait prise de l’appeler toujoursMonsieur comme un conseiller, et de lui écrireMonsieur , tandis qu’il écrivait au chancelierMonseigneur , et tandis que tous les corps dela noblesse des états provinciaux donnaient le titrede Monseigneur au régent. C’est encore une descontradictions communes en France. Le ducd 'Orléans n’y prit pas garde , ne songeant qu’à laréalité du pouvoir, et méprisant le ridicule desusages introduits.
CHAPITRE LX.
Finances et fyfíème de Lofs pendant la régence.
Avant le système de JLa-ve ou Lafs ì qui com-mun qa à éclairer la France en la bouleversant, iln’y avait que quelques financiers et quelquesnégocians qui eussent des idées nettes de tout cequi concerne les espèces, leur valeur réelle , leurvaleur numéraire , leur circulation, le changeavec l’étranger, le crédit public ; ces objetsoccupèrent la régence et le parlement.
Adrien de Moailles duc et pair, et depuis maré-chal de France , était chef du conseil des finances.Ce n e;ait pas un SulLi, mais aussi il n’ctait pas leministre d’un Henri II?. Son génie était plus ardentet plus universel. 11 avait des vues aussi droitesfans être aussi laborieux et aussi instruit, étant