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SES OPERATIONS*
Le désordre croissant f, on crut y remédieren réduisant tous les billets de banque à moitiéde leur valeur. Ce coup ne servit qu’à faire sen-tira tout le monde l’état déplorable de la nation.Chacun se vit ruiné en se trouvant sans argentet en perdant la moidé de fes billets; et, quoi-qu’on réfléchit peu , on sentait que l’autremoitié était aussi perdue.
Le gouvernement, étonné et incertain r ré-voqua la malheureuse défense de garder des es-pèces dans sa maison, et permit de faire venirde l’or et de l’argent de l’étranger, comme si onen pouvait faire venir autrement qu’en Tache-tant. Le ministère ne savait plus où il en était,,et rien n’appaifait les alarmes du public.
Le régent fut obligé de congédier le garde dessceaux d ’Argenson ft» et de rappeler fe. chan-celier d ' Àguejseau.
Lafs lui porta la lettre de son rappel » etd ’dgziejstau l'accepta d’une main dont il nedevait rien recevoir ; il était indigne de lui etde sa place de rentrer dans le conseil quand Lassgouvernait toujours les finances. II parut sacri-fier encore plus sa gloire en se p-étant à de nou-veaux arrangemens chimériques que le parle-ment refusa,, et en souffrant patiemmentTexildu parlement qui fut envoyé à Pontoise. Jamaistout le corps du parlement n’avait été ex>lé de-puis son établissement Ce coup d’autoritéauraiten d’autres temps soulevé Paris , mais la moitiédes citoyens n’était occupée que de fa ruine, ett il mai 1710. fi 7 juin 1710.