IT DE L’ARCHEYEÇUE DE PARIS. 4Ï
pulture était un crime digne d u dernier sup-plice, et dans les lois de tous les peuples le re-fus des derniers devoirs aux morts est une inhu-manité punissable.
Le curé de la paroisse de S 1 Etienne-du-mont,qui était un'chanoine de S 1 Geneviève, nomméfrère Boitin, refusa d’adminiftrer un fameux pro-fesseur de í’université,successeur du célèbre Roi-lin. L’archevêque de Paris ne s’apercevait pasqu’en voulant forcer ses diocésains à respecterla bulle, il les accoutumait à ne pas respecterles sacremens. Coffin mourut fans être commu-nié. on fit difficulté de l’enterrer ; et son neveu,conseiller au chàtelet, força enfin le curé de luidonner la sépulture; mais ce^méme conseiller,étant malade à la mort fìx mois après à la fin dei’année 1750, futpuni d’avoîr enterré son oncle.Le même Boitin lui refusa l’eucbaristie et îeshuiles, et lui signifia qu’il ne serait ni communiéni oint, ni enterré, s’il ne produisait un billetpar lequel il fût certifié qu’ii avait reçu Tabsolu-tion d’un prêtre attaché à la constitution. Lesbillets de confession commençaient à être misen usage par l’archevêque. Cette innovation ty.rannique était regardée par tous les esprits sé-rieux comme un attentat contre la société civile.Les autres n’en voyaient q,ue le ridicule, et lemépris pour l’archevêque retombait malheureu-sement sur la religion. Le parlement décréta leséditieux curé , l’admonéta , le condamna àl’aumône et le fit mettre pendant quelquesheures à la conciergerie.
T. hijì. du P or l. de Paris. T. II. D