4« & U PARLEMENT
Le parlement fit au roi plusieurs remontrancestrès-approuvées de la nation pour arrêter lecours des innovations de l’archevêque. Le roiqui ne voulait point se compromettre, laissa uneannée entière les remontrances fans une répon-fe précise.
Dans cet intervalle l’archevêque Beaumontacheva de se rendre ridicule etodieuxàtoutParis,en destituant une supérieure et une économe deFhôpitalgénéral,placées depuislong-temps dansces postes par les magistrats du parlement. Desti-tuer des personnes de cet état , fous prétexte dejansénisme, parut une démarche extravagante,inspirée par l’envie de mortifier le parlementbeaucoup plus que pat le zèle de la religion.L’bôpital-général fondé par les rois,ou du moins;qui les regarde comme ses fondateurs, est admi-nistré par des magistrats du parlement et de lachambre des comptes pour le temporel, et parl'archevêque de Parir pour le spirituel. II y a peude fonctions spirituelles attachées à des femmeschargées d’unsoin domestique immense ; maiscomme elles pouvaient faire réciter quelquefoisle catéchisme aux enfans, l’archevêque soutenaitque ces places dépendaient de lui. Tout Parisfut indigné ; les aumônes àThôpital cessèrent;le parlement voulut procéder; le conseil se dé-clara pour l’archevêque,parce qu’en effet ce motspirituel semblait assurer son droit. Le parlementeut recours aux remontrances ordinaires, et nevoulut poin t enregistrer la décoration du roi.
On était déjà irrité contre ce corps qui avcitfait beaucoup de. difficulté pour le vingtième et