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sèment derrière lui. II s’était avancé à traversdes gardes couvert d’une redingote, à la faveurde l’obfburité; et les gardes Lavaient pris pourun homme de ia fuite du roi. On le saisit, on luitrouva trente-se p t louis en or dans ses poches,avec un livre de prières. Quon prenne garde,dit-il, à monsieur le Dauphin , qiíil ne forte pointde la journée. Ces paroles, qu’il ne proféraitdans son extravagance que pour intimider la«our, y jetèrent en effet les plus grandesalarmes. Le roi se fit mettre au lit, ne sachantpas encore combien fa blessure était légère. Sonpouls était un peu élevé, mais il n’avait pointdu tout de fièvre. II demanda d’abord un con^feffeur, on n'en trouva point; et enfin unprêtre du grand commun vint le confesser.
On mit d’abord le coupable entre les àainsde la justice du grand-prévòt de Phòtel, selonles lois du royaume- Nous avons vu que c’estainsi qu’on en avait usé , lorsqu’on fit le procèsau cadavre de Jacques Clément.
Dès que les gardes du roi eurent saisi Damiens,ils le menèrent dans une chambre basse qu’onappelle le sallon des gardes. Le duc d'Ayen,capitaine des gardes, le chancelier Lamoignon ,le garde des sceaux Machault, Rouillé , fils d’unemployé dans les postes , devenu secrétaired’Etat des affaires étrangères, étaient accourus.Les gardes savaient déjà dépouillé tout nu,et s’étaient saisi d’un couteau à deux lames qu’onavait trouvé fur lui. L’une de ces lames était uncanif long de quatre pouces, avec lequel il avait