DES JESUITES
plus opulens, mais ils n’avaient pas été intri-gants et persécuteurs comme les jésuites, etn’étaient pas détestés comme eux.
On a prétendu que leur général avait eu l'iin-prudence derendrede mauvais offices dansRomeà un ambassadeur de France , l’un de ceux quiont le mieux servi l’Etat, et dont le génie supé-rieur devait être plutôt ménagé qu’offensé. Laconduite du général était d’autant plus mal-adroite qu’il savait que le crédit de son ordre netenait presque plus à rien; et il y parut bien dansla fuite.
II y avait depuis 1747 à la Martinique un jé-suite nommé la Volette , supérieur des missions,et dont Remploi devait être de convertir desnègres : il aima mieux les Faire travailler à ses in-térêts que prendre Foin de leur salut. C’était ungénie vaste et entreprenant pour le commerce.II s’affocia avec un juif nommé Isaac , établi àl’ile de la Dominique, et eut des correspondan-ces dans toutes les principales villes del’EuropeiLe plus grand de ses correspondans était le jé-suite Sacy, procureur-général des missions, de-meurant dans la maison professe de Paris. Lemonopole énorme que fesait la Volette le fitrappeler par le ministère, sur les plaintes des ha-bitans desîles en 175; : mais les jésuites obtin-rent qu’il fût renvoyé dans son poste. II n’encoûta à la Volette qu’une promesse par écrit de nese mêler plus que de gagner des âmes, et de neplus équiper de vaisseaux. Ses supérieurs le nom-mèrent alors visiteur général et préfet apcstoli-
T. 3 Hljì. duParl, de Paris, T* II» G